L'utile (la technique, l'art, la science) - Corrigé dissertation

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Présentation du document :

Dissertation de philosophie sur le sujet "l'utile" (lié aux thèmes de la technique, de l'art et de la science). Niveau prépa littéraire.

Description du document :

Corrigé entièrement rédigé d'une dissertation de philosophie sur le sujet [b]l'utile[/b] (lié aux thèmes de la technique, de l'art et de la science).

Dissertation de niveau classe prépa littéraire.

Dissertation d'une grande qualité avec un plan en 3 grandes parties, de nombreux arguments.


[u]Extrait [/u]
:« A quoi sert l’utilité ? », se demande Lessing ; loin d’être une stérile tautologie, la question met en lumière la difficulté pour le concept d’utile de se définir par lui-même. C’est qu’il n’y a que d’utile à quelqu’un en vue de quelque chose ! Le terme se dit ainsi d’une chose prise comme moyen en vue d’une fin, semble-t-il ; il émane du jugement d’une intelligence qui a mis au jour puis parcouru à rebours une chaîne causale, et jugé l’objet en question pertinent en tant que médiation. Mais ces réflexions préliminaires se heurtent bien vite à la réalité actuelle : de fait, force est de constater que l’utile est aujourd’hui perçu comme une fin en soi. Intimement lié à l’un de nos thèmes d’étude, la technique, il gouverne de manière despotique nos préoccupations quotidiennes.

Les « révolutions industrielles » des XIXè et XXè siècles ont en effet ouvert la voie aux mythes des sociétés d’abondance, pour lesquelles les constants progrès techniques ne servent plus la survie de l’espèce mais le confort du particulier. Voulue pour elle-même, la technique s’est ainsi progressivement émancipée de nos deux autres thèmes de réflexion – l’art et la science ; en d’autres termes, l’utile s’est affranchi du souci du beau et de la connaissance. Cette autonomie moderne du concept ne nous aide en rien dans notre essaie de définition ; tout au contraire, la poursuite effrénée et aveugle d’un moyen se présente comme un non-sens logique. L’erreur é&tant plus que communément répandue, nous pouvons juger si les conséquences vont être funestes pour qui cherche à penser ses actes, à leur conférer un sens ; ainsi, notre réflexion aura l’apparence d’un diagnostic de la pensée moderne. Or il ne s’agit pas de fournir une critique stérile, mais bien de redonner du sens à un concept qui en est dépourvu, et ceci à l’aune de la situation contemporaine. A cet égard, ne pourrions-nous pas penser que la modernité ayant fait d’une caractéristique relative une « finalité sans fin » (en ayant abstrait l’utile de la chaîne causale qui le légitimait), nous sommes forcés de conférer à celui-ci une portée ontologique afin d’éviter l’effet destructeur du non-sens ? Nous observerons tout d’abord l’affranchissement progressif du concept d’utile, notamment des activités artistiques et scientifiques. Cela nous mènera à dresser une véritable pathologie moderne d’une finalité sans fin, c’est-à-dire les conséquences de l’impossible définition de l’utile aujourd’hui. Il faudra donc enfin s’efforcer de remédier à l’indépendance absolue de cette valeur vide, en subordonnant cette dernière à l’activité contemplative [...]

Sommaire du document :

Introduction

[b]I) L'affranchissement du concept d'utile[/b]
A. Tentative de définition
B. L'affranchissement vis-à-vis de l'esthétique
C. L'affranchissement vis-à-vis de la connaissance


[b]II) La pathologie moderne d'une finalité sans fin[/b]
A. Une humanité déshumanisée
B. Un esclavagé prisé
C. Le fantasme de la maîtrise absolue


[b]III) Redonner à l'utile une valeur ontologique[/b]
A. La solution artistique: un regard contemplatif sur la technique
B. L'émotion face à la mathématisation
C. Le perfectionnement de l'homme comme fin à l'utile

Conclusion