L'art est-il un domaine ou règne la sensibilité ? Corrigé dissertation

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Présentation du document :

L'art est-il un domaine où règne la sensibilité? Corrigé dissertation de philosophie niveau classe prépa littéraire.

Description du document :

Corrigé entièrement rédigé d'une dissertation de philosophie sur l'art.

Sujet de la dissertation : L'art est-il un domaine où règne la sensibilité ?

Dissertation de niveau classe prépa littéraire de très grande qualité.

Extrait de la dissertation :


Se demander si l’art est un domaine où règne la sensibilité est a priori absurde : à quoi s’adresse l’art en effet, si ce n’est aux sens – et tout particulièrement à ceux de la représentation (la vue et l’ouïe) ? La simple dénomination « d’arts plastiques », aujourd’hui commune, nous indique en soi, semble-t-il, que ceux-ci se situent dans la sphère du sensible, que ce soit du point de vue de l’œuvre (elle est éminemment un objet matériel) ou de celui du spectateur (l’art est éminemment un objet matériel) ou de celui du spectateur (l’art s’adresserait ainsi à ses sens, par opposition à son esprit). Toutefois il faudrait alors prendre P. Claudel au pied de la lettre lorsqu’il déclare : « l’art dispense de penser » ; ce serait empêcher toute conceptualisation de l’œuvre d’art – et donc tout questionnement philosophique, ou plus généralement toute théorie de l’art – pour aboutir à un relativisme lié à la notion de goût (entendu comme sensibilité personnelle).

De ce point de vue, si toute discussion sur l’art se résout en une évaluation fondée sur des critères individuels, alors nous sommes restreints à une anthropologie empirique sans aucune valeur philosophique. Il va donc s’agir de discuter cette notion de sensibilité dans ses différentes acceptions, tout en gardant comme pierre de touche la question de savoir si l’art demeure prisonnier de la sphère du sensible (quant à ses enjeux et à sa portée notamment) ou s’il possède un contenu spirituel – voire s’il ouvre sur une révélation métaphysique. L’évaluation de l’œuvre ne se limiterait alors pas au jugement d’une sensibilité personnelle, ais mettrait en jeu un questionnement philosophique ; à cet égard, ne pourrions-nous pas faire l’hypothèse que l’objet d’art, si sa matérialité est parcourue de spiritualité, dépasse le domaine du sensible tout en le révélant ? Il va s’agir tout d’abord d’analyser les problèmes inhérents au fait de rattacher l’art uniquement à la sphère de la sensibilité ; ceci nous mènera à considérer l’existence d’une interpénétration du sensible et du spirituel dans l’œuvre. Nous étudierons enfin le fait que l’art met en évidence le sensible tout en ouvrant su une révélation métaphysique [...]

Sommaire du document :

Introduction

I) L'art comme "joui-sens", un concept réducteur ?La sensibilité prédomine dans l'art
B. Les dangers d'une œuvre sans contenu spirituel
C. L'art comme représentation

II) Une interpénétration du sensible et du spirituel dans l'œuvre d'art


A. Une mission métaphysique pour l'art?
B. Une harmonie entre forme et signification

III) L'œuvre comme révélation métaphysique


A. L'art met en évidence le matériau dans lequel il s'individualise
B. L'art, "l'activité métaphysique par excellence"

Conclusion