Commentaire composé : Complainte des nostalgies préhistoriques

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Présentation du document :

Commentaire composé du poème « Complainte des Nostalgies préhistoriques », par Laforgue. Niveau classes préparatoires littéraires, option lettres modernes.

Description du document :

Commentaire composé entièrement rédigé du poème « [u]Complainte des Nostalgies préhistoriques[/u] », par Laforgue. Commentaire composé de niveau classes préparatoires littéraires (khâgne), option lettres modernes.


Document de très grande qualité avec un plan en 3 parties avec 3 sous parties pour chaque.

[u]Extrait [/u]:
L'imagination qui, déployant la hardiesse de son vol, a voulu, pleine d'espérance, s'étendre dans l'éternité, se contente alors d'un petit espace, dès qu'elle voit tout ce qu'elle rêvait de bonheur s'évanouir dans l'abîme du temps » (Le second Faust, Goethe); et quelle déception, quand la réalité qui nous rattrape est insipide! C'est le même poète qui déclare « j'aime celui qui rêve l'impossible » (Faust); or justement, il aurait sans aucun doute apprécié la poésie de J. Laforgue. Ce dernier, représentant du symbolisme, montre combien le rythme du poème peut se modeler sur celui de la rêverie: point de structure rigide ni d'agencement monolithique dans notre extrait des Complaintes (1885). Au contraire, J. Laforgue reste fidèle à l'origine populaire de la complainte, chanson composée sans art ou avec une trivialité calculée; cette nonchalance va jusqu'à placer la nostalgie d'un passé semi-mythique au coeur du poème. Est-ce à dire pour autant que notre texte est dépourvu de toute profondeur, et se présente comme une simple parenthèse d'insouciance encadrée par la trop fade réalité?

Non, bien sûr, l'enjeu est bien plus profond: il s'agit de retrouver la vérité de la vie, d'être à nouveau capable d'entendre la musique de l'existence. A cet égard, nous allons voir en quoi la « Complainte des Nostalgies Préhistoriques » nous présente un poète qui, résigné devant la vacuité de son époque et seul capable de rêver la plénitude de la vie, voile son pessimisme par un humour désinvolte. Nous considèrerons dans un premier temps l'insouciance comme fondement du poème; cela nous mènera à analyser la vision de la plénitude de l'homme, l'image d'un âge préhistorique semi-mythologique contenues dans notre texte. Enfin, il conviendra de souligner que l'échappatoire au réel demeure impossible, et que la résignation à la demi-vie est inéluctable [...]

Sommaire du document :

Introduction

[b]I) L'insouciance comme fondement du poème[/b]
A. La complainte comme chanson populaire
B. Un rythme particulier et une versification nonchalante
C. L'insouciance comme thème fédérateur


[b]II) La plénitude rêvée de l'homme[/b]
A. La vérité dans le rêve
B. La bestialité de l'homme
C. Une sexualité exubérante et brute


[b]III) L'inéluctable résignation à la demi-vie[/b]
A. Le rêve, douce utopie
B. Un poème qui va crescendo
C. La légèreté comme moyen de défense

Conclusion